Un adolescent de 14 ans a été interrogé par les policiers relativement à cette affaire, qui a forcé les élèves de l’école secondaire des Grandes-Marées à demeurer confinés à l’intérieur de leurs salles de classe pendant plusieurs heures, jeudi.
Tout a commencé lorsqu’un couple a contacté les policiers pour affirmer qu’ils avaient aperçu quelqu’un portant une arme dans le quartier près de l’école.

Après évaluation de la situation, les policiers de Saguenay ont appliqué le protocole de confinement élaboré pour faire face à la menace d’une ou de plusieurs personnes armées.
En plus de garder les élèves et le personnel à l’intérieur des salles de classe et des bureaux, les portes étaient fermées, les fenêtres bloquées par du papier pour éviter qu’on puisse voir à l’intérieur, des mesures qui n’ont pas été sans causer de l’inquiétude.

Pour le porte-parole de la sécurité publique de Saguenay, ces mesures étaient nécessaires même si les possiblités de voir la situation tourner au drame étaient à peu près nulles.
Il n’y avait pas de danger. La personne en question n’avait jamais mis un pied sur le terrain de la polyvalente, mais c’est une question de prévention. On dit : donnez-nous du temps, permettez-nous de faire certaines vérifications, des recherches, de laisser arriver les effectifs supplémentaires pour essayer de retracer l’individu.
Les policiers ont donc surveillé les alentours de l’école tout en consultant les enregistrements vidéo des caméras de surveillance afin de s’assurer qu’aucun intrus ne se trouvait dans l’établissement.

Finalement, c’est vers 17 heures que les policiers ont pu retrouver le jeune homme à l’origine de ces mesures exceptionnelles.
Les élèves et le personnel ont pu commencer à quitter l’établissement scolaire peu après 17 h 30.

Certains élèves ont trouvé l’expérience éprouvante même si, à l’intérieur, les responsables ont tout fait pour garder un ton rassurant.
« Ils ont commencé par fermer les lumières, mettre un carton noir sur la fenêtre de la porte. On s’est collé contre le mur. Là, tout le monde, genre, capotait, même si certains disaient que tout serait ben correct. Pis là, ma mère m’a texté et j’ai dit : ah non! », mentionne Jade Brisson, une élève de l’école secondaire des Grandes-Marées.
« Au début, on n’a pas pu se servir de nos téléphones parce que ça faisait de la lumière, mais, à la fin, on a pu s’en servir, texter et tout. Nos parents nous posaient des questions et on était paniqués parce qu’on ne savait pas si nos parents savaient… », ajoute Myriam Pellerin, une autre élève.