Pépins informatiques au procès de Richard Bain

Installer une simple imprimante dans la salle des jurés au procès de Richard Henry Bain pour la fusillade au Métropolis en 2012 s’est avérée une tâche trop compliquée.

Après avoir obtenu un ordinateur et un dictionnaire, les sept femmes et cinq hommes qui composent le jury devaient obtenir une imprimante hier, au septième jour de délibérations sans verdict.

C’est que leur ordinateur portable, hyper sécurisé, efface toutes les données lorsqu’il est réinitialisé. Le jury en a fait les frais, perdant certaines de leurs notes. Le juge a ensuite ordonné l’installation d’une imprimante afin d’éviter tout problème futur.

Mais pour installer une imprimante, les techniciens doivent déverrouiller l’ordinateur des jurés. Or, les codes doivent être générés à Québec et le technicien responsable est en vacances. Un deuxième technicien a été contacté hier, mais il n’a pas répondu.

La tâche s’avérant trop compliquée, l’idée a été abandonnée.

Prison à vie ?

Rappelons que Bain, 65 ans, risque la prison à vie pour avoir tué d’une balle de fusil le technicien Denis Blanchette lors de la soirée électorale du 4 septembre 2012. Il est aussi accusé d’avoir tenté de tuer Dave Courage, qui a été blessé lors de l’attaque. L’arme s’était ensuite enrayée.

En plus du chef de meurtre prémédité, Bain est aussi accusé de tentatives de meurtre.

Pour la Couronne, Bain était motivé par une rage contre les séparatistes lorsqu’il s’était présenté au Métropolis afin «d’empêcher Pauline Marois de faire son discours» de victoire aux élections provinciales.

Mais la défense, de son côté, croit plutôt que l’accusé souffrait d’un trouble mental, et réclame qu’il soit déclaré non criminellement responsable.

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