Maximum 800 réfugiés syriens, tranche Labeaume

Le nombre de 800 sera finalement respecté, a confirmé en soirée Stéphane Plante, l’attaché de presse de la ministre de l’Immigration Kathleen Weil.

«Divers scénarios ont été envisagés lors des discussions entre le ministère et la Ville de Québec, afin de déterminer la capacité d’accueil avec laquelle la Ville de Québec était confortable. Nous allons respecter la volonté de la Ville de Québec, comme c’est le cas avec toutes les municipalités qui accueillent des personnes réfugiées», a-t-il indiqué par courriel.

Plus tôt dans la journée, le maire de Québec avait révélé cette demande ministérielle de 1000 à 1400 réfugiés.

«J’ai écrit à la ministre pour lui dire que nous, c’est 125 à 200 familles parce qu’on sait où on s’en va. On connaît la capacité d’absorption de réfugiés. Et ça m’inquiète ça, de savoir qu’on nous demande d’en prendre plus alors qu’on est très organisés.»

Dès septembre, son administration avait annoncé avec divers organismes, dont le Centre multiethnique, que Québec pouvait recevoir de 125 à 200 familles, soit de 500 à 800 individus. Il s’agissait d’un maximum afin de bien les accueillir sur les plans de la santé, de l’intégration à l’école, de la francisation et du logement.

Des orphelins?

Régis Labeaume a aussi confié mardi qu’il souhaite que Québec accueille en priorité des orphelins syriens, même s’il admet lui-même que «c’est utopique». Le maire en a malgré tout fait officiellement la demande au ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, John McCallum.

«Je lui ai dit qu’on aimerait ça être utiles pour les gens les plus mal pris là-dedans. Je ne sais pas si c’est possible, mais si vous avez des orphelins, on va les prendre parce que ça va être ben, ben utile», a déclaré M. Labeaume.

 Sécurité

La Ville de Québec estime pouvoir accueillir 125 à 200 familles de réfugiés syriens, soit de 500 à 800 individus.

Dans l’ordre, elle souhaiterait donc accueillir des enfants qui ont perdu leurs parents dans la guerre qui sévit en Syrie. «Il y en a 30 000 selon l’UNICEF», a avancé M. Labeaume. «Ensuite, des familles avec deux enfants et, des célibataires, moins», a-t-il énuméré. 

Le maire a souvent dit que la région privilégiait l’accueil de familles plutôt que celui de célibataires, notamment de jeunes hommes pouvant accroître le risque d’infiltration d’islamistes radicaux et poser des questions de sécurité.

«Les familles, ça fait moins peur au monde que des gars de 20 ans frustrés. Mais des enfants, on se sentirait plus utiles», a dit le maire.

C’est toutefois la première fois qu’il parle précisément d’orphelins. Il reconnaît que le processus de sélection et la structure d’adoption seraient complexes. «On est capables de changer les règles pour des réfugiés», a-t-il avancé.

«J’ai demandé s’ils sont capables. Ça semble peut-être utopique ce que je demande. Mais si j’avais le choix, moi, comme maire de Québec, c’est ce que je prendrais.»

Lundi, comme d’autres maires ou élus provinciaux, M. Labeaume a demandé au premier ministre canadien Justin Trudeau de reporter sa promesse d’accueillir 25 000 réfugiés syriens d’ici la fin de l’année.

«Personne ne remet en question d’accueillir 25 000 réfugiés. Tout le monde est en train de remettre en question le fait de les accueillir avant le 31 décembre», a réitéré M. Labeaume qui rencontrera le ministre McCallum «dans les prochains jours», à Québec ou à Ottawa. «Il va m’envoyer un signal», a dit M. Labeaume selon qui la rencontre pourrait se tenir à plusieurs. «Je pense qu’on va être quelques-uns.» 

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