Photo : STR/AFP/Getty Images
L’armée irakienne a repris dimanche le contrôle du complexe administratif de Ramadi, dernier bastion de l’État islamique (EI) dans la ville située à une centaine de km à l’ouest de Bagdad, a annoncé un porte-parole militaire.
« Contrôler ce complexe signifie qu’ils ont été vaincus », a déclaré Sabah Al-Noumani, porte-parole d’une force antiterroriste combattant au côté de l’armée régulière. « Il n’y a plus aucune présence de Daech (acronyme arabe de l’EI) dans le complexe », a-t-il affirmé, tout en ajoutant que quelques centaines djihadistes ont fui la ville.
Il a précisé que les forces irakiennes ont encerclé le site gouvernemental et ont réussi à reprendre le contrôle de toutes les entrées et des bâtiments adjacents.
Il s’agit de la deuxième grande ville à être regagnée par l’armée régulière après Tikrit, au nord de Bagdad, repassée aux mains du gouvernement en avril.
L’armée doit maintenant nettoyer les poches de résistance qui pourraient encore exister dans la ville. Elle doit aussi déminer les rues et les bâtiments. Certains quartiers de Ramadi semblent avoir été totalement détruits, selon des images de la télévision publique irakienne.
L’armée a lancé mardi dernier son offensive destinée à reprendre le centre de Ramadi aux djihadistes de l’EI, qui avaient conquis la ville en mai dernier. Les Irakiens ont été aidés par des raids de la coalition internationale menée par les États-Unis. Par contre, les milices chiites soutenues par l’Iran, qui ont joué un rôle majeur dans d’autres offensives contre l’EI, ont été tenues à l’écart de cette bataille pour éviter d’attiser les tensions entre chiites et sunnites.
L’armée irakienne veut maintenant reprendre Mossoul, dans le but de priver l’EI d’importantes sources de financement et de réduire l’influence du groupe djihadiste. « Cette victoire sans accroc à Ramadi devrait être une bonne nouvelle pour les habitants de Mossoul », a déclaré Sabah Al-Noumani.
