Évincés, les enseignants poursuivent leur grève – ICI.Radio

Des policiers du SPVM ont été appelés en soutienDes policiers du SPVM ont été appelés en soutien
 Photo :  ICI Radio-Canada/Alain Béland

À l’aube de leur deuxième journée d’une série de trois jours de grève, une soixantaine d’enseignants de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont été évincés de leur campement de fortune devant les bureaux du ministère de l’Éducation, à Montréal.

Des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) les ont expulsés du terrain d’un ministère où ils avaient érigé des tentes en début de journée, mercredi. Les tentes abritaient des membres de huit syndicats affiliés à la FAE.

Le président de la FAE, Sylvain Malette, a reproché au gouvernement du Québec de mépriser les enseignants et de leur manquer de respect. Il a indiqué que les militants du camp « Sauvons l’école publique » respectaient l’ordre public lorsqu’ils ont été sommés de quitter les lieux.

« Ce n’est pas une soixantaine de profs qui constituent un danger pour la sécurité publique », a dénoncé M. Malette en entrevue à ICI RDI. « Il y a un choix politique qui est fait [par le ministère] », en évinçant les grévistes du campement.

M. Malette estime que le campement était nécessaire afin de rappeler au ministre de l’Éducation, François Blais, l’existence des écoles où travaillent ses membres. « Le ministre Blais ne s’est pas encore présenté dans l’un des 800 établissements des membres que l’on représente », a-t-il déploré.

M. Malette juge également que le campement était essentiel pour « rappeler au ministre de l’Éducation ses responsabilités ». L’une de ses responsabilités, selon M. Malette, est de défendre l’école publique, de même que les gens qui la fréquentent et qui y travaillent.

Une proposition de relance

Le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, a déclaré, hier, que les trois journées de grève tenue par la FAE étaient inutiles dans le contexte actuel puisque les négociations progressent aux tables sectorielles. « Je suis content d’apprendre que le président du Conseil du Trésor va donner des mandats à ses négociateurs », a répliqué le président de la FAE.

M. Malette attend un appel des négociateurs du gouvernement pour reprendre les négociations à la table sectorielle, là où se règlent les conditions de travail des enseignants. La FAE a quitté cette table au début de novembre dernier devant l’impasse des négociations. « Nous, on est prêts à négocier, poursuit M. Malette, on a une proposition globale de relance qui permet à la partie patronale de faire des gains. »

Quant à la table salariale, les porte-parole des deux parties se rencontrent aujourd’hui à Québec.

Les 34 000 enseignants affiliés à la FAE poursuivent tout de même leur deuxième journée de grève de la semaine.

Ils ont amorcé leur série de trois jours de grève, hier, au cours d‘une journée de grève nationale pour les quelque 400 000 employés de l’État représentés par le Front commun intersyndical de la fonction publique et parapublique du Québec.

Cette journée de grève a paralysé la plupart des écoles québécoises de même que des établissements de santé et des ministères.

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