Des djihadistes brandissent le drapeau du groupe armé État islamique.
Photo : Stringer . / Reuters
Les frappes aériennes des États-Unis et de la coalition ont tué 10 chefs du groupe armé État islamique (EI) au cours du dernier mois, dont plusieurs étaient liés aux attentats de Paris ou à d’autres complots contre l’Occident, a déclaré un haut responsable de l’armée américaine en Irak, mardi.
Le colonel Steve Warren a affirmé que la plupart de ces militants islamistes avaient été abattus par des drones en Irak et en Syrie.
Il a fourni peu d’information à leur sujet, mais a tout de même mentionné qu’au moins deux d’entre eux avaient un lien avec les attaques dans la capitale française.
Selon le militaire, l’un des insurgés tués, Charaf Al-Mouadan, un membre de l’EI basé en Syrie, était directement lié à Abdel Hamid Abaaoud, le cerveau des attentats de Paris.

Il a ajouté que Mouadan, qui a péri lors d’un bombardement aérien jeudi dernier, travaillait activement à la planification d’autres attaques contre des cibles occidentales.
Abdel Kader Hakim, un autre militant tué par les frappes aériennes, participait également à l’élaboration des attentats perpétrés par l’EI contre l’Occident et avait des liens avec le réseau parisien du groupe, a indiqué le colonel Warren.
La majorité des 10 hommes abattus semblaient être des dirigeants de rang intermédiaire.
Steve Warren a révélé qu’un autre d’entre eux était originaire du Bangladesh et avait fait des études en génie informatique au Royaume-Uni.
Il agissait comme pirate informatique pour l’EI et coordonnait le développement des armes et de la technologie servant à déjouer les systèmes de surveillance.
Le colonel Steve Warren, porte-parole de l’armée américaine en Irak.
Photo : POOL New / Reuters
