Accusé d’intimidation par ses collègues commissaires et faisant l’objet d’une enquête par le ministère de l’Éducation, le président a, en bout de piste, choisi de plier bagage. Il a été impliqué pendant 20 ans au sein de la commission scolaire.
«Cette décision de M. Caron a pour seul but de mettre un terme à des divergences d’opinions irréconciliables et aux seules fins de mettre fin à l’impasse actuelle au sein du conseil des commissaires», indique un communiqué de presse envoyé en fin de journée lundi.
La commission scolaire qui couvre toute la Rive-Sud de Québec annonce du même coup qu’il n’y aura «aucune suite» donnée aux plaintes qui concernent M. Caron.
Ce départ entraînera peut-être une élection scolaire à la grandeur du territoire de la commission scolaire des Navigateurs, si plus d’un candidat se présente à sa succession.
Lorsque joint par Le Soleil, M.Caron n’a pas voulu commenter sa démission, faisant référence à une «entente» qui l’empêche de le faire. François-Yves Dubé, vice-président de la commission scolaire, a également refusé d’émettre des commentaires, lui qui faisait partie du groupe de commissaires qui ont maintes fois demandé la démission de M. Caron ces derniers mois et qui se sont levés en pleine séance en août pour protester, empêchant l’adoption du budget.
Enquête du ministère
En septembre, le ministère de l’Éducation a dépêché un enquêteur pour faire la lumière sur la crise qui sévissait entre le président et une majorité de commissaires. Le budget a quant à lui pu être adopté la semaine dernière, François Caron s’étant déclaré absent.
Il n’a pas été possible de savoir lundi si l’enquête du ministère de l’Éducation sur cette crise interne, sera rendue publique.
Tout le conflit a débuté au printemps, alors que le président et les commissaires ne s’entendaient pas sur le défunt projet de loi 86, qui révisait les pouvoirs de tout un chacun.
Le député de Lac-Saint-Jean confirme qu’il reste en selle et qu’il sera même candidat à la prochaine élection, même s’il a échoué dans sa tentative de remporter la chefferie du Parti Québécois.
«Je suis animé par cette volonté de représenter les gens de Lac-Saint-Jean», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il veut défendre ses électeurs face à une autre crise du bois d’oeuvre.
Après sa défaite dans la course à la direction du PQ, Alexandre Cloutier a pris du temps pour lui et sa famille. Il n’était d’ailleurs pas présent au caucus du parti ce dimanche à Victoriaville, contrairement à Martine Ouellet, défaite elle aussi, et de Véronique Hivon qui effectuait son retour après un épisode de maladie.
Il ne cache pas que la déception de ce deuxième échec en deux ans a été ressentie.
«C’est très bon pour l’humilité. Il faut apprendre à vivre ces moments-là avec sérénité. Mais en même temps, je le répète, je n’ai jamais dit un mot de trop. Je ne me suis jamais excusé.»
Le péquiste avait préparé ses proches, dont ses jeunes enfants, aux deux éventualités de résultat.
«Ce que je leur avais dit, c’est que papa allait gagner. Soit qu’on aurait une voiture neuve ou que papa serait plus à la maison. Ils étaient très contents que papa soit plus à la maison.»
Alexandre Cloutier croit que son rôle de meneur dans les sondages l’a mis constamment sous les projecteurs.
«S’il y a quelque chose que j’ai trouvé particulier durant cette course, c’est d’avoir, parfois, lu des choses ou entendu des choses. Même quand tu nies l’information, on continue à dire que c’est vrai.»
Depuis 10 jours, Alexandre Cloutier a eu le temps de discuter avec son nouveau chef.
«La tendance est bonne. C’est une première discussion. Évidemment, il y a des enjeux encore. On a dit des choses inverses pendant 6 mois. Donc, par définition, on ne peut pas dire autre chose parce que tout ça est terminé. Moi aussi, je devrai faire preuve de compromis et accepter les résultats. On fait partie d’une équipe. Donc, il faut accepter qu’il ait gagné et qu’il ait droit aussi de donner des orientations au parti.»
Il apprécie ce que Jean-François Lisée a fait depuis son élection. «Le grand livre est appliqué c’est-à-dire, la grande réconciliation. Des postes importants pour ceux et celles qui ont mené des combats importants dans les derniers mois.»
Alexandre Cloutier se réjouit du concept de candidat convergent PQ-Québec solidaire dans Verdun pour regrouper les forces souverainistes. Il aurait fait la même chose s’il avait été élu.
Ziad Majed est un politologue franco-libanais. Docteur en Science politique, il est professeur d’Études du Moyen-Orient et de Relations internationales à l’Université Américaine de Paris. Il a publié Syrie, la révolution orpheline (éd. L’Orient des Livres/Actes Sud, 2014).
FIGAROVOX. – Dans une interview au journal Le Monde, vous évoquiez des «presque crimes contre l’humanité» pour parler de la situation à Alep. Qui sont les responsables d’un tel crime?
Ziad MAJED. – Il y a de manière certaine des crimes de guerre à Alep. Les Nations-Unies le reconnaissent, tout comme la plupart des capitales et des organisations de droits de l’homme (Amnesty International ou Human Rights Watch). J’ai parlé de «presque crimes contre l’humanité» en sachant précisément que la définition est différente entre ces deux catégories juridiques. Ce qui se passe à Alep depuis plus de deux ans, c’est un génocide lent. Nous avons une situation de blocage des convois humanitaires, de bombardement systématique des hôpitaux, des centres médicaux, des boulangeries, des écoles et des unités résidentielles. A tout cela s’ajoute aujourd’hui le siège. Ce ne sont donc pas des «dommages collatéraux», ou des «faits de guerre», mais bien le fruit d’une volonté systématique de l’aviation russe et de celle de Damas qui bombardent les quartiers Est de la ville. Les soldats du régime écrivaient sur les murs dans les localités autour d’Alep (comme dans les faubourgs de Damas): «La faim ou la soumission». C’est la politique de la famine, de l’étranglement, de la terre brûlée afin de soumettre la population et les rebelles.
La population d’Alep-Est contrôlée par les rebelles est passée de plus d’un million d’habitants en 2011 à 200 000 aujourd’hui selon l’ONU. Les civils peuvent-ils quitter cette portion du territoire alépin et rejoindre l’Ouest de la ville, contrôlé par le régime, où vivent 800 000 personnes?
Il y a dans l’Est d’Alep et ses périphéries entre 250 000 et 300 000 personnes. On ne peut pas connaître exactement les chiffres car il y a eu énormément de mouvements dans les deux sens avant le siège. Certaines personnes partaient vers la campagne, mais comme ils y étaient aussi bombardés, revenaient parfois vers la ville. D’autres se déplacent à l’intérieur même des quartiers Est. On a ainsi connu l’année dernière un mouvement vers les lignes de démarcation parce que celles-ci sont moins bombardées par l’aviation. Les chasseurs-bombardiers ne veulent pas prendre le risque de toucher les troupes du régime et ses alliés… En revanche, sur les lignes de démarcation, le grand danger pour les civils vient des snipers et des tirs directs.
Peuvent-il se déplacer dans les territoires contrôlés par le régime?
Mais ils ne doivent pas quitter leurs maisons et leurs quartiers! Ils doivent pouvoir rester chez eux. L’idée élémentaire, c’est que les gens ont le droit humain de ne pas être bombardés. Ils ne doivent pas être obligés de quitter leurs maisons pour devenir des réfugiés. Toute la politique du régime et des russes consiste justement à aggraver la crise migratoire. Il faut arrêter les bombardements et non pas créer 250 000 ou 300 000 nouveaux déplacés et réfugiés syriens.
Par ailleurs, même s’ils le souhaitaient, ils ne pourraient pas passer à l’Ouest d’Alep. Premièrement les accès entre les deux parties de la ville sont fermés. Deuxièmement, la majorité des civils ont peur de passer: ils ne veulent pas risquer d’avoir le sort des 17 000 prisonniers déjà torturés à mort dans les geôles du régime. Les hommes notamment ne veulent pas passer parce qu’ils sont arrêtés, humiliés, parfois emprisonnés ou même envoyés dans un service militaire obligatoire.
En décembre 2015, auditionné au Sénat, le Général Didier Castres s’est ainsi exprimé: «Les forces combattantes de Daech sont estimées à un effectif de 30 000 en Syrie et en Irak (…) En outre, il existe en Syrie une constellation de combattants très divers de l’ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d’entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes». Qui sont les rebelles qui se battent aujourd’hui en Syrie?
La vision de la scène militaire syrienne dans ce genre de discours est très partielle. Elle ne couvre pas notamment un autre cas de djihadisme. En effet, en matière de groupes djihadistes en Syrie, on évoque toujours Daech et le front Al-Nosra, mais on oublie que, du côté du régime el-Assad, il y a un chiffre bien supérieur de combattants qui sont des djihadistes chiites étrangers et des formations locales paramilitaires. Il y a aujourd’hui 8000 à 10000 combattants du Hezbollah libanais, le même nombre de combattants chiites irakiens des mouvements «Al-Noujaba» et «Asaeb Ahl Al-Haq» et autres. Il y a encore la brigade hazara afghane «Fatemiyoun» directement contrôlée par les Gardiens de la Révolution iraniens. Tous ces djihadistes-là ne sont pas concernés par la territorialité et la temporalité du conflit. Comme les djihadistes sunnites, ils sont animés par une cause régionale, voire confessionnelle et historique. Le fait de ne pas les mentionner comme étant les vrais sauveurs du régime de Bachar el-Assad sur le terrain est déjà un problème de l’analyse.
Quid des islamistes sunnites?
Par rapport aux chiffres que vous citez, je dirais qu’il y a beaucoup de raccourcis. C’est un logiciel très occidental qui ne tient pas compte des mutations de la société en question. Dans les guerres à caractéristiques civiles qui durent, on ne peut pas toujours compter sur des milices disciplinées disposant de positions idéologiques claires. Il y a des métamorphoses et les milices sont souvent hétérogènes. Ainsi Il y a dans leurs rangs des gens qui sont conservateurs et pieux, mais qui ne sont pas idéologiquement islamistes ; il y en a qui viennent pour obtenir un bon salaire ; il y en a évidemment qui sont dans une lutte idéologique qu’ils soient salafistes ou frères musulmans, et il y en a ceux qui ne souhaitent que tourner la page du régime el-Assad et sa répression. Qualifier un groupe de «modéré» ou d’ «extrémiste», sans dire par rapport à quoi n’a pas vraiment de sens à la lumière de la réalité syrienne.
Concrètement, on peut être plus clair par rapport au front Al-Nosra ou à Daech, et ce même si Al-Nosra est beaucoup plus hétérogène idéologiquement et politiquement que Daech aujourd’hui. Mais c’est plus complexe pour les groupes rebelles, notamment pour les grandes formations que les Russes qualifient également de terroristes, comme Ahrar al-Sham et Jaïch al-Islam par exemple. Jaïch al-Islam est une formation salafiste qui peut aller d’un extrémisme au regard du contrôle social, envers les femmes, jusqu’à un certain opportunisme utilitaire, notamment envers le régime, la bourgeoisie de Damas et l’occident. Le deuxième groupe que je citais, Ahrar al-Sham, est très hétérogène: il y a des salafistes et des frères musulmans, et il y a aussi de jeunes ruraux non idéologiques, très attirés par la seule cause du combat contre le régime. Le groupe a des moyens, est bien armé et a attiré beaucoup de jeunes qui combattaient au départ au sein de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Encore une fois, comment les qualifier d’extrémistes ou de modérés, et par rapport à quoi?
Et sur les chiffres proprement dit?
Il n’est pas vrai qu’il n’y aurait que 20 000 combattants qui n’appartiendraient pas aux grandes formations islamistes. Par exemple, il y a aujourd’hui le «Front du Sud» qui comprend 20 000 combattants qui sont tous sous le drapeau et sous le commandement de l’ASL et qui ne sont pas «islamistes». Il y a aussi à Alep comme à Hama et à Homs des milliers de combattants dans des brigades locales appartenant toujours à l’ASL. Récemment, dans la région d’Idleb, une nouvelle formation regroupe trois grandes brigades, encore une fois sous le drapeau de l’ASL. On parle là de 5000 combattants. Au total, en Syrie, on peut parler de 30 à 35 mille combattants qui ne sont pas dans des formations «islamistes».
Par ailleurs, il faut dire que dans le contexte syrien, être islamiste n’a rien de «choquant». La sociologie politique est plus importante que les catégorisations artificielles entre extrémistes et modérés. Il ne faut pas oublier de voir comment les combattants ont évolué dans leur discours, dans les noms de leurs brigades, dans leur rapport à la mort, comment les populations civiles ont le sentiment d’être abandonnées. Pour eux, il ne reste que Dieu pour les sauver! Plus il y a des morts quotidiennes, plus ils sont bombardés par les russes et par le régime et ses alliés (iraniens et djihadistes chiites) plus on verra de signes religieux qui peuvent aller d’un islam social (traditionnel) à un discours idéologique, voire nihiliste dans certains cas extrêmes.
Vous avez bien distingué les positionnements idéologiques très divers des différents rebelles, mais il y a des coalitions régionales au niveau des différents gouvernorats syriens. Quand on observe ces coalitions régionales, on y trouve presque systématiquement, notamment à Alep, l’ex-Front Al-Nosra, ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda. C’est une alliance objective entre des groupes qui ne sont pas forcément islamistes et les djihadistes. Comment expliquez-vous cela?
Pour les coalitions régionales, dans le Sud, ce n’est pas le cas. Il y a même des tensions fortes entre le Front du Sud et Al-Nosra. Les deux groupes se battent uniquement ensemble dans deux localités contre deux mouvements qui ont fait récemment fusion et qui portent allégeance à Daech.
Effectivement, dans la région d’Idleb, la coalition Jaïch al-Fatah (L’Armée de la conquête) est une alliance entre Ahrar Al-Sham, les groupes issus de l’ASL et le front Al-Nosra. La raison est d’ordre pragmatique. Al-Nosra est très puissant à Idleb. Pour se protéger du régime et des russes, les rebelles n’ont pas d’autre choix. Tant qu’ils sont abandonnés et qu’il n’y a pas suffisamment d’aide qui arrive, les rebelles, pour survivre, sont obligés de faire alliance avec Al-Nosra dans cette région. Les combattants sont parfois des frères, des cousins, des voisins du village, des jeunes qui avaient 15 ans quand la révolution a commencé et qui ont 20 ans aujourd’hui, qui n’ont pas de travail, qui sont bombardés, qui sentent que la seule solution, c’est de prendre les armes. Pour eux, tant que ce n’est pas Daech, il n’y a pas de tabou. Ils sont d’ailleurs soulagés maintenant qu’Al-Nosra a officiellement annoncé sa rupture d’avec Al-Qaïda.
C’est une rupture officielle, mais dans quelle mesure cette rupture est véritablement effective?
Au niveau de la base d’Al-Nosra, je ne pense pas qu’il y ait vraiment des liaisons avec Al-Qaïda. C’est plutôt au niveau des chefs d’Al-Nosra que la liaison existe. Al-Julani, l’«émir» d’Al-Nosra, entretenait des contacts qui sont devenus plus forts après la création de Daech afin d’éviter le contrôle d’Al-Nosra par al-Bagdadi, le «calife» de l’Etat islamique. C’est à ce moment-là qu’il est devenu encore plus fidèle à Ayman al-Zawahiri, le leader d’Al-Qaïda. Mais pour la base militante d’Al-Nosra, c’est surtout un choix politique. Ils se sont séparés d’Al-Qaïda pour tenter d’éviter les possibles frappes américaines évoquées lors des négociations entre Kerry et Lavrov, pour avoir une mobilité politique dans l’espace syrien plus importante et pour disposer plus facilement d’alliances. La séparation d’Al-Nosra et d’Al-Qaïda a aussi soulagé certains acteurs régionaux comme l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar. Cela les aide maintenant à justifier leur soutien aux composants de l’Armée de la conquête sans qu’on les accuse de coopérer avec Al-Qaïda. Pour reparler d’Alep, Al-Nosra est arrivé avec la coalition Fatah Halab (La conquête d’Alep) lors de l’offensive pour briser le siège début août dernier. L’émissaire onusien Stéphane De Mistura a bien reconnu récemment qu’il n’y a sur les milliers de rebelles à Alep que 900 membres d’Al-Nosra qu’il a appelés à quitter la ville et à «retourner» à Idleb. Cela montre que leur présence dans la ville martyre n’est que marginale.
Comprenez-vous néanmoins que des Etats occidentaux puissent soutenir des rebelles qui, sur le terrain, coopèrent avec des djihadistes membres d’une organisation comme Al-Qaïda? On se souvient des propos de Laurent Fabius en 2012: «Al-Nosra fait du bon boulot»…
Une des raisons pour laquelle Al-Nosra est devenu un groupe très fort en Syrie est l’absence de soutien efficace et décisif des Occidentaux à l’Armée syrienne libre, quand elle était presque le seul acteur de l’opposition sur le terrain entre fin 2011 et fin 2012. Après, c’est vrai que la situation est devenue plus délicate: on ne peut pas concevoir une aide par des acteurs occidentaux à Al-Nosra, qu’elle soit directe ou indirecte… Mais le problème est ailleurs: moins les Occidentaux soutiendront les forces qu’ils peuvent eux-mêmes qualifier de «modérées», plus Al-Nosra sera puissant. N’oublions pas que les monarchies du Golfe et certains réseaux islamistes non gouvernementaux ont soutenu des groupes islamistes dès 2012. Ceci montre que ce changement sur le champ militaire syrien est une responsabilité occidentale comme arabe, celle de ne pas avoir aidé dès le début les rebelles qui se battaient pour une Syrie démocratique. Et il y en avait, et il y en a toujours! A mon avis, ce qui est important de comprendre, c’est qu’une très grande partie de la société syrienne ne veut pas un modèle du type que celui proposé par le Front al-Nosra, mais qu’en revanche, il ne faut pas oublier que certains rebelles islamistes ont soutenu l’ASL dans les combats contre Daech et l’ont aidé à chasser ses membres de plusieurs régions de Syrie, notamment d’Alep et d’Idlib en décembre 2013 et en janvier 2014. Pour battre Daech, il faut donc une «légitimité islamiste sunnite». Il faut comprendre aussi qu’en Syrie, comme dans tout le Moyen-Orient, il y aura toujours des forces se revendiquant politiquement de l’islam, et que la question «extrémistes» et «modérés» doit se poser de manière «réaliste» et par rapport à des questions politiques et sociétales spécifiques.
Dans le cadre du processus de paix de Genève, l’opposition syrienne au régime de Bachar el-Assad est représentée par le Haut comité des négociations. Qui en sont les membres?
Deux générations de Syriens n’ont d’expérience politique que depuis 2011, date du début de la révolution. Le champ politique syrien a été réduit en ruine après le coup d’Etat militaire du parti Baath le 8 mars 1963, et surtout après la prise du pouvoir par Hafez el-Assad, le père de Bachar, en 1970. Les opposants étaient soit en exil, soit dans les prisons, soit dans la clandestinité. L’opposition politique est aujourd’hui une large coalition. Il y a des personnalités, des notables syriens. On y trouve un ancien Premier ministre de Bachar el-Assad qui a fait défection et qui est le chef de la délégation, mais aussi des anciens généraux, des technocrates, des intellectuels, des représentants de mouvances politiques islamistes et laïques ou de petites formations qui ont émergé ces cinq dernières années.
Quels sont les liens entre cette opposition politique et les forces militaires de la rébellion?
Ce qui est nouveau depuis quelques mois, c’est qu’il y a un comité militaire qui, théoriquement, doit être le lien avec les groupes rebelles sur le terrain. Mais tous les groupes combattants ne reconnaissent pas la légitimité de cette coalition. Al-Nosra par exemple n’en reconnaît pas la légitimité. Ahrar al-Sham était d’accord au départ pour participer avant de s’en retirer, sans couper les liens. Jaïch al-Islam est représenté. D’ailleurs, un des porte-parole du Haut comité des négociations était Mohammed Allouche, un membre de ce groupe rebelle. Quant aux formations de l’Armée syrienne libre (ASL), elles sont théoriquement sous l’autorité de cette coalition.
Ce haut comité dispose-t-il d’un vrai pouvoir de négociation?
Je ne pense pas que cette coalition maîtrise les décisions sur le terrain, ni ne maîtrise le sort des négociations. En cela, elle est en rien différente du régime de Bachar el-Assad qui a beaucoup moins d’autonomie et d’indépendance par rapport aux Russes et aux Iraniens qu’on ne le dit. C’est Moscou et Téhéran qui décident pour le régime ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Un des problèmes des négociations (qui agonisent) autour de la Syrie, c’est qu’elles deviennent de plus en plus l’affaire des forces régionales et internationales. Les Syriens des deux camps ne sont pas les maîtres du jeu.
La Turquie a lancé une opération au Nord de la Syrie baptisée «Bouclier de l’Euphrate» et très certainement autorisée par les Russes depuis le récent rapprochement entre Moscou et Ankara. Quel est l’objectif de la Turquie?
Comme vous l’avez dit, la réconciliation avec les Russes a facilité la tâche des Turcs pour cette opération. Ont aussi joué leurs sentiments d’amertume voire leur colère face à la position ambigüe des Etats-Unis après le coup d’Etat manqué de juillet. Avec cette réconciliation russe, Ankara peut mener cette opération avec trois objectifs en tête, liés aux Kurdes et à Daech. La Turquie veut empêcher les Kurdes de créer une continuité territoriale entre leurs trois cantons pour former ce que ces derniers appellent le «Rojava». Sachant que, dans ces territoires, les Kurdes sont une majorité, mais ils ne sont pas les seuls: il y a aussi beaucoup de villages arabes dont les populations ont été déplacées. Les propriétés et les terres de certains ont parfois été confisquées. L’opération turque a rendu la continuité territoriale kurde entre Afrin et Kobané quasi-impossible. Le deuxième objectif turc consiste à éloigner Daech de la frontière. Cela fait suite à la série d’attentats que l’Etat islamique a commis en Turquie. C’est aussi un moyen de répondre aux pressions internationales relatives au passage des djihadistes à la frontière turque. Pour la Turquie, Daech est donc à la fois une menace sécuritaire et un embarras politique. Enfin, Ankara veut créer de facto au Nord de la Syrie une zone tampon, protégée par l’Armée turque et les rebelles de l’Armée syrienne libre. On parle aujourd’hui de 1500 à 2000 combattants de l’ASL qui accompagnent les forces turques, mais le chiffre peut augmenter avec le temps. Si cette opération continue de s’élargir, les Turcs pourront se placer en position de force avec les rebelles de l’ASL dans la course à Raqqa (la capitale de l’Etat islamique en Syrie, ndlr). Ankara veut gagner avec l’ASL cette future bataille décisive. Les Américains commencent à comprendre que les Kurdes auront beaucoup de difficultés à reprendre Raqqa qui est une ville arabe. Dans l’hypothèse d’une course à Raqqa, les Turcs pourraient donc montrer qu’ils sont devenus l’acteur le plus important de la lutte contre Daech en Syrie et que les rebelles de l’ASL peuvent remporter des victoires tant militaires que politiques.
Mais il y a un autre acteur, c’est Moscou! Est-ce que vous pensez que Vladimir Poutine acceptera que l’Armée turque et les rebelles aillent jusqu’à Raqqa?
Il se peut que les Russes créent des problèmes. C’est en partie ce qui ralentit l’opération militaire turque qui reste pour l’instant cantonnée autour de l’Euphrate. Avec les rebelles de l’ASL, les turcs sont en train d’élargir cette zone tampon au-delà de Jarabulus. Mais ils avancent lentement. La course à Raqqa fera de toute façon l’objet de négociations avec les Russes et les Américains. Après, je ne vois pas comment les Russes pourraient se justifier encore s’ils venaient à bombarder avec leur aviation ou celle du régime les rebelles de l’ASL accompagnés par les Turcs qui se dirigeraient vers Raqqa pour chasser Daech…
Est-ce que vous voyez aujourd’hui un début de commencement d’issue au conflit syrien?
Il faut déjà remarquer la succession d’erreurs commises depuis cinq ans… En 2011, il y a eu trop d’hésitations par rapport à une révolution qui était encore pacifique. En 2012, avec la militarisation du conflit, on a vu entrer en action l’aviation du régime. Les américains ont interdit la fourniture de missiles sol-air aux rebelles de l’ASL. Cela a été une grave erreur. En 2013, ce fut encore une erreur terrible après le massacre chimique de la Ghouta. Les Occidentaux n’ont pas tenu leur engagement par rapports à la seule ligne rouge qu’ils ont eux-mêmes établie. Il a suffi à Bachar el-Assad de rendre «l’arme du crime» (900 tonnes du gaz Sarin dont il niait auparavant la possession) comme si rien n’avait eu lieu! En 2014, quand les Américains sont intervenus contre Daech, ils pouvaient imposer pendant leur intervention une «no fly zone» pour empêcher l’usage de l’aviation par l’Armée de l’air du régime. Ils ne l’ont pas fait. En 2015, l’intervention russe a changé la donne. Elle rend concrètement toute solution encore plus difficile. En plus, pendant toute cette période, les Américains ont donné la priorité aux négociations sur le nucléaire avec les Iraniens. Ils considéraient qu’ils ne pouvaient pas se confronter aux Iraniens en Syrie tout en négociant avec eux à Vienne. A la fin, ceci a donné tous les moyens aux Iraniens chiites pour avoir le deal nucléaire, maintenir leur mainmise sur l’Irak et combattre en Syrie. Ce qui a aggravé les tensions confessionnelles et le malaise arabe sunnite.
Vous ne voyez donc pas de début de solution…
Je pense que non. Même si les Russes et le régime arrivent à récupérer plus de terrain dans les prochains mois, cela ne mènera pas à la fin du conflit. Le régime d’el-Assad dépend de plus en plus militairement, politiquement et financièrement de l’aide de l’Iran et de la Russie. Cette guerre se transforme de plus en plus donc en une occupation étrangère pour maintenir el-Assad qui, jusqu’à maintenant, ne contrôle que 25% du territoire syrien. L’espace syrien est fragmenté et 55 % des syriens sont aujourd’hui des déplacés internes ou des réfugiés à l’extérieur d’un pays dont plusieurs régions sont détruites. Daech peut être battu militairement mais sans solution politique cela ne réglera aucunement le problème. Un autre phénomène lui ressemblant pourrait émerger (comme ce fut en Iraq où Daech a émergé trois ans après la défaite d’Al-Qaida car il n’y a pas eu un changement et un règlement politique à Bagdad). Sans penser à une nouvelle majorité politique syrienne, sans un consensus politique qui passe par le dépassement du faux choix entre Daech et Assad, il n’y aura pas de solution. Il faut parvenir à faire comprendre que, pour combattre Daech de manière efficace, il faut tourner la page des Assad en Syrie. La lutte contre Daech et tout groupe qui lui ressemble doit être une lutte nationale, et cela ne serait possible tant qu’Assad est au pouvoir. Car pour beaucoup de Syriens, il est le premier responsable des crimes de guerre, des destructions et du pourrissement de la situation qui a permis à Daech et au djihadistes sunnites comme chiites de s’installer dans le pays.
No company can establish a sustainable online presence with big budget advertising alone.
Content marketing to the YouTube generation requires acting like a YouTuber, an expert, and an advertiser. What’s needed in other words, is a multi-tiered approach.
The Help Hub Hero approach to video marketing is such a strategy. This segmented approach can establish a lasting, influential online video presence.
What Is Help Hub Hero?
YouTube has developed a very useful model to this multi-tiered content approach in the form of hero, hub, hygiene (the latter of which we have relabelled ‘help’):
Hero: attention grabbing, big advertising pushes
Hub: valuable, engaging content, targeted at prime prospects who already have brand awareness
Help: loyalty creating, helpful content, discoverable via YouTube searches
The big impact hero videos create the traditional brand awareness spikes seen with any multi channel video advertising campaign.
The help and hub content build on this by establishing a growing online subscriber and follower base with valuable and interesting targeted content.
Combined, you’re creating genuine value with your brand’s content. This in turn helps grow your subscriber base, who in turn actively promote your new content. In this sense help, hub, hero is self-reinforcing.
So what are help hub hero videos and what differentiates them from each other? Let’s look at each in turn.
Hero Video (Being An Advertiser)
Hero videos are your big advertising pushes. Think of these as your attention grabbing videos.
Hero videos should be designed with your brand image in mind, but they should be emotionally evocative and leave a lasting impression. They are less frequent than the other two content types in our model, but they will inevitably command a larger budget and be highly polished and professional looking as a result.
Calls to action are important to drive those consumers who are interested in discovering more about your brand towards your YouTube channel and other online assets. That said, you should try to avoid the overt sales pitch or overloading the viewer with information. You’re trying to tell a story about your brand here, so your objective should be about emotionally connecting with your audience and leaving a lasting impression.
This TV ad was produced by Aspect for Nationwide Bank in the UK and is a perfect example of professionally produced hero content. The video aired in the UK at prime time and as a result achieved over 3m YouTube views:
Hub Video (Being A YouTuber)
Hub content is the content you want to serve to people who have moved beyond the awareness phase of the marketing funnel and are aware of your brand.
The majority of people who come into contact with your hero content will not go on to find out more, but your hub content is there to make sure that the ones that do, stick around.
Because Hub videos are push content you’re reliant on identifying who your prime prospects are and then building networks across all your social media.
Hub videos should aim to foster interest in your brand but unlike hero content it needs to have a more specific appeal for the viewer. Because it’s more targeted at your prime prospects, it needs to inspire loyalty towards your brand through thoughtful and interesting content that links to their interests.
Examples are behind the scenes footage, onsite filming, interviews with staff or customers, video diaries and product demos and tutorials.
Waitrose (part of the John Lewis partnership) have a fantastic archive of hub content on their YouTube channel, which theyve dubbed Waitrose TV:
Help Video (Being An Expert)
Help videos need to do exactly what they say they do and offer users helpful content. This is less about promoting your brand and more about creating loyalty.
Because help videos are created specifically to answer and address problems amongst your target demographic, they need to be properly optimised for existing YouTube search queries and go through a proper SEO process.
This is pull content and it’s aim is to make your brand discoverable across a range of popular and relevant topics.
Unlike hub content that is pushed out to people who have an appreciation of your brand, hero content can be seen as appealing to those YouTubers who fall into your target market but don’t yet engage with your content on a regular basis. By building up an archive of informative, user-focused evergreen content, you begin to build a much wider appeal, raising your brand profile and building loyalty amongst existing customers and potential customers alike.
The Nike Academy is a perfect example of a brand identifying a key interest of its core market and producing genuinely valuable help content to build a huge YouTube subscriber base:
Conclusion
The internet is a complex and labyrinthine social structure, shaped in large part by the users who occupy its social spaces.
This democratisation of content has taken the power away from traditional publishers, editors, and advertisers and placed it in the hands of consumers.
As video marketers this means understanding the zeitgeist as much as it means shaping it. It also means creating a video marketing strategy that goes beyond traditional TV advertising models and builds online presence, through peer to peer endorsements and sharing.
To do this we need to understand the power of valuable content, as well as the potential of powerful, well produced video advertising.
Learning how to serve this mixture of content up to the right audiences using the right tools and techniques is what help hub hero is all about.
There have been a number of anti-piracy technologies that have become loathed by video games pirates over the years. Some are hated due to their tendency to reduce the quality of the gaming experience. Others are predictably hated due to their effectiveness.
In fact, if one took the time to map dislike of a particular technology and place it on a timeline of how long it takes it to get bypassed or ‘cracked’, those graphs would look very similar indeed. So, when we say that Denuvo is currently the most-hated of all anti-piracy technologies, there’s no real need to ask why.
Just recently, however, pirates have had reason to celebrate. In a matter of months, Denuvo has gone from pretty much uncrackable to a little bit vulnerable.
Early August, a cracker known as Voksi found a loophole in Steam which allowed many Denuvo-protected titles to be played for free. It was a Denuvo bypass, not a full crack, but pirates were grateful. Then, just a few days later the gratitude developed into glee when the first full crack of Denuvo appeared online courtesy of cracking group CPY.
But pirates are always hungry for more and immediately wanted to know when new games would become available. They didn’t have to wait long. Just a couple of weeks later the iteration of Denuvo protecting ‘Inside’ was cracked in record time.
Not long after, those victories were followed by cracks for new games including Doom and Mirror’s Edge Catalyst, so was this the beginning of the end for Denuvo? Well, it all depends on one’s perspective.
Over the years, anti-piracy companies have learned that claiming their technology is flawless has always come back to bite them. Denuvo is no different. In a new interview with MCVUK, the company explains that being uncrackable is neither the claim nor the aim.
“You have to have a realistic view of anti-piracy measures,” marketing director Thomas Goebl explains.
“There is no such thing as unbreakable protection. That’s something we always tell our clients to help manage their expectations. Our scope is to prevent early cracks for every title. We want to allow an initial window when a game is released to have an uncracked version and thus guarantee sales.”
When one considers the effort and funds expended leading up to a game’s release, it’s no surprise that the first few days and weeks are the most important in terms of sales. For so-called ‘AAA titles’ (a big target market for Denuvo), marketing expenses can run into millions of dollars, with every cent designed to make gamers salivate with anticipation while moving their hands ever closer to their wallets. Any delay on stopping a pirate copy appearing quickly translates to more sales, Denuvo says.
But despite notable recent setbacks, Denuvo-protected titles still do not appear online on day one. Or week one. Or even month one. If people want these games, they’re going to have to pay for them. In fact, it is not unusual for games to remain unpirated for months, something that was unthinkable only a year or two ago when titles often appeared online before launch.
Denuvo CEO Reinhard Blaukovitsch told MCVUK that there are a number of strategies that can be employed by developers in order to recoup their development costs and Denuvo is just one piece of the puzzle.
“Some trust in DRM solutions, ones that are user-friendly. They also trust in our solution. There may be other solutions, where you go DRM free or do different price ranges in different territories. This is a marketing decision and strategy that the publishers may want to use. If they decide on some DRM technology or techniques, we can help them,” Blaukovitsch says.
Marketing man Thomas Goebl says that good games will always sell well but as soon as a working pirated version is available online, suddenly developers have to compete with free.
“Even if the service is good, if it has nice community features and so on, those people who don’t want to pay for it simply won’t pay because there is free competition,” he says.
Interestingly, Goebl notes something that many pirates will understand already. Multi-player games that require constant access to an online service are in many cases less vulnerable than variants that can also be played substantially offline. Just Cause 3 (released 11 months ago but yet to be cracked) might be considered one such example.
“Especially for single player games, or if there’s a big single player portion to the game, it makes perfect sense to use an anti-tamper solution like ours to prevent any cracks during the launch window time frame,” Goebl says.
Some pirates might be asking why it’s possible to quickly crack Inside, for example, but not other games that have been released since. The partial answer to that is while crackers like CPY burn the midnight oil circumventing Denuvo, the developers at Denuvo are doing the same with CPY’s work.
“The procedure [after a crack] is the same every time. We analyze how the crack was done and then we update our protection. It’s a game of cat and mouse that we play,” Blaukovitsch says.
“There are many techniques we use to prevent people from debugging, reverse engineering and otherwise tampering with our software. We are improving that technology or those techniques on a day-to-day basis, and coming up with new ideas that are almost entirely new inventions on a monthly basis on how we improve our service.”
The end result, no matter how unpopular with pirates, is that by the company’s own metrics, Denuvo is winning. In the majority of cases the technology does indeed stop games being pirated before, during and after launch, and indeed many months on in most cases.
Whether that will continue to be the case moving forward is unclear, but right now Denuvo is still the most-hated anti-piracy technology on the market. As long as it remains that way, it will be doing its job.
KRAKOW, POLAND–(Marketwired – October 17, 2016) – Photo Products Online Software Provider, Printbox, has announced today the release of a much anticipated complete HTML5 package for personalized products. From now on, every online editor is built in HTML5 technology. This is a significant milestone for the company and for every partner companies all over the world in the personalized photo product business. HTML5 online creators are available from now on for products such as photo albums, photo books, photo calendars, canvas, prints, greeting cards and gadgets.
Printbox has been carefully evaluating HTML5 development for years. They have been waiting for Javascript technology to become mature and stable. This way the new rewritten version of the platform will be based on a strong and stable foundation. Finally, around 2 years ago, all of that became possible. Using the latest frameworks and approaches to HTML5 allows Printbox to deliver superb editors while still being agile in development and capable of adding new features with ease and in exceptional time.
Michał Czaicki, the Printbox CEO, comments: « Following our close collaboration with our customers worldwide, and the business demand, the new Printbox HTML5 online editors provide maximum product flexibility. We are introducing the most innovative solution to allow personalizing every step in the user journey. This way our customers can define their unique approach to selling every particular personalized product. »
Printbox provides a seamless and superior user experience across all devices and screens. The robust software solution for the creation and sale of online photobook and photo gift products contains over a dozen of new features and enhancements. These new features are developed in HTML5 to drive sales and increase conversion and profitability for digital printers, photo finishers and professional photo labs.
Photo Smart Crop Printbox editor recognizes people and objects of interest automatically and places objects in the center of the design. Some people have it, but this is not the norm. We do this also with autofill, which makes the design process much faster, and saves end user’s time.
Super responsiveness and ultra-high performance There are no pauses in the design process, all operations are happening almost instantly. Editor opening from the product list, page switching, zooming, preview, component adding and dragging – all that works smoothly even on older PC-s and mobile devices.
Image handling Printbox editor allows the user to work on thumbnails of original large size pictures. And those thumbnails are created without the loss in quality and any pixelization, which is a common problem in other editors. Also, the whole process contains dozens of optimizations, to assure maximum performance on every device with minimal memory consumption.
Pixel-perfect texts To ensure that all texts are exactly the same on every device, Printbox renders texts in the ultra-high performance application on the server. And also, in another unique feature, the user can write in- place (wysiwyg editor), without forcing him to type in any additional pop-up that overlaps and hides his design. User feel like they are in a standard desktop application.
Flexible calendar component There is the possibility to add multiple calendars with differently displayed months in a single project. For example, you can have a big calendar or two small calendars showing the previous and next month. Another possibility exists for adding name days and many other configuration options. All of that having calendar as an elastic component, not as clipart graphics, which would cause huge maintenance problems.
Unique admin theme designer Printbox minimize the effort needed to create and maintain all company product designs and themes. Designs can be automatically adjusted to various product formats and sizes. There are smart components resizing control mechanisms to assure a great look without the need to create designs for each size. Defining various photobook designs with different cover options was never easier.
And many more features improved Many more options have been re-designed to make the user journey even more pleasant. If you want to know more, please, contact our team at info@getprintbox.com.
Czaicki says: « In the past we have created an editor with a superb user experience, which got amazing reviews, and achieved spectacular conversion rates for our customers. Now we have done it again — even better and fully in HTML5. »
Czaicki says: « What’s most important — our customers can be sure that we are providing the technology of the future, and every update is smooth. We are turning to the new technology, without any downtimes or outages from our customers’ side. Our goal was to build a perfectly functioning photo product creator in a stable technology first. Now, when our customers are delighted with the operation of the editor, and we have answers to all of our questions and doubts on how the editor should work, we can re-write the code in the new HTML5 technology in a new, but solid way.
We can already see the utility of our different HTML5 editors. And now, for the first time, photo books, albums and calendars are joining the group of new tech products in the world, so our customers can sell a whole range of products on different devices. »
About Printbox:
Printbox is a global SaaS company providing a ready-to-sell Photo Product Online Software, which excels in generating the highest sales with minimal effort from the partner’s side. The company delivers a complete package containing:
1. Ready-to-go e-commerce, which will work on the customer’s domain with their own branding. 2. Beautiful editors optimized for each different photo product to sell photobooks, invitations or canvases. 3. Production module which prepares print-ready files.
With Printbox, the customer only needs to focus on marketing and his internal production. The company helps to craft and tailor perfect sales processes for all products, handle hosting, administration and maintenance. And above all, Printbox puts the customer in a car which constantly moves forward. The team of 20+ engineering experts develop the platform and the customer gets all of the updates for free, without downtimes and without involvement on his end.
Telecom regulator Trai will hold a session this month with industry experts to examine concerns over unsolicited online video ads that download automatically without consumers’ knowledge, pushing up their data costs inadvertently.
The Trai seminar, being organised in Hyderabad on October 24, will help the regulator to look at the issue in-depth and decide whether such downloads need to be regulated, officials said. « These unsolicited ads on some sites and well as social media platforms which download automatically without the consumers’ knowledge, lead to data consumption. The question is should there be rules and regulations around them?, given the non-transparent way in which data usage is happening, » said an official.
Officials also pointed out that the issue is not about content regulation as Trai is not checking the content of these online ads. « It is about the non-transparent way in which data usage is happening. At about 20-30 paise per MB, data is expensive. So the issue needs to be examined, » said the official.
In the first phase, Trai plans to hold this seminar comprising industry experts, telecom service providers and internet as well as social media companies with panel discussion on the issue. « We want to understand how much data is being consumed by these ads, what can users do to stop them, do the sites allow users the option to stop the ads, is there an upper limit which ensures that data usage should not go beyond a certain level, » the official said.
Indian Institute of Technology Hyderabad is the academic partner for the upcoming seminar.
Officials declined to comment on whether or not this will lead to a consultation paper being issued on the topic. « The seminar is an initial step and will help us to identify issues. For example, can these videos have maximum data consumption or time limit, beyond which the videos should stop unless explicitly chosen by the consumer. Or, are these so hidden in the settings that the general public is now aware of the options available, » the official said.
In my previous articles I’ve already taken a look at the online video metrics that really matter for publishers, and also for B2B and B2C marketers. But in this post, let’s focus on what type of metrics brand advertisers and their ad partners and agencies should be paying attention to. So, let’s dive right in.
Metrics: Brand Advertisers and Their Ad Agencies
Awareness: Although “views” is an outmoded metric, brand advertisers and their ad agencies still need to buy advertising on a cost-per-view (CPV) basis. How dysfunctional is that? And it still doesn’t tell you or your client how many views you need to increase awareness. Fortunately, Google’s “brand lift” solution and Facebook’s “brand polling” offering provide us with a better set of metrics. How?
Google’s brand lift solution measures the actual impact of a YouTube ad campaign on brand awareness, ad recall and brand interest. Here’s how it works: Google isolates a randomized control group that is not shown your YouTube ad and an exposed group that does see your ad. About a day after seeing (or not seeing) your ad, Google Consumer Surveys delivers a survey to both groups. Since the only effective difference between the two groups is whether they saw your ad, Google can accurately determine the lift attributed to your campaign.
Facebook also offers brand polling that enables advertisers to measure brand awareness and ad recall. Like Google’s solution, Facebook randomly puts part of your target audience into a control group that isn’t able to see your ads. The poll is then served to the control group and a test group with identical characteristics. The lift between the control and test groups accurately shows the impact of Facebook and Instagram advertising.
Both of these surveys provide brand advertisers and their ad agencies with significantly better metrics than “views.”
Attitude: Although engagement metrics such as likes, comments, and shares provide a basic barometer that shows how an audience responds to videos, brand advertisers and their ad agencies need better metrics to measure the impact of their campaign on attitudes. Fortunately, Google’s brand lift solution provides you with more than just data on brand awareness, ad recall, and brand interest. It also measures the impact of YouTube ads on consideration, favorability, and purchase intent. Questions about these brand metrics were added to the brand lift surveys in June 2015.
In addition, Google’s brand lift solution measures the impact of your YouTube ad campaign on creating interest in your brand by using organic searches on both Google.com, the world’s largest search engine, and YouTube.com, the world’s second largest search engine. Similar to surveys, Google randomly picks a group that saw your ad and a control group that didn’t see your ad. Google then compares the organic search behavior of both groups, looking at how often they search for keywords related to your brand or campaign. The difference in searches can be attributed to your campaign.
Google and YouTube just announced that they were extending the capabilities of Brand Lift to TV campaigns to show marketers how TV ads increase Google and YouTube searches for their brand compared to YouTube campaigns. And from their early tests, they’ve seen that YouTube generates almost 2x searches per impression than TV. So, Google’s brand lift solution can tell you if your ad increased organic search activity for your brand, but Facebook’s brand polling can’t. Life is unfair. But, this is still an online video metric that really matters. So, I needed to mention it.
Behavior: On the other hand, Facebook’s conversion lift offering provides a better set of metrics to help brand advertisers and their ad agencies determine exactly how Facebook ads impact their bottom line. Here’s how Facebook’s conversion lift works:
When a campaign is created, Facebook establishes two randomized test groups: people who see ads and a control group of people who don’t see them.
Then, the brand advertiser shares conversion data from the campaign with Facebook. Typically, this data comes from sources like the Facebook Custom Audiences pixel, a conversion pixel, or secure point-of-sale (POS) data.
Next, Facebook determines the additional lift generated from the campaign by comparing conversions in the test and control groups and makes the results available in Ads Manager
This is an online video metric that really matters – especially if brand advertisers and their ad agencies want to measure their return on ad spend (ROAS).
Metrics For Direct Response Advertisers
Awareness: Now, let’s be honest. Most direct response advertisers are happy to let the brand advertisers and their ad agencies create and build awareness. What really matters to direct response advertisers is making the cash register ring. So, one bucket of metrics that might matter to this segment is seeing lists of “top tech products”, “spring summer essentials”, or “gifts for gadget lovers”. The cash register is very likely to ring for these items very soon. Where can you find these lists? Well, you can see them just by looking at Google Shopping.
Now, Google is compensated by these merchants. And payment is one of several factors used to rank these results. But, guess what? Many direct response advertisers are compensated by merchants, too. So, payment is a relevant factor for this segment, as well. So, there might be a way to mine this data to provide a metric that matters. Who knows?
Attitude: However, I’m fairly certain that many direct response advertisers will be interested in using Google Shopping Insights to explore trends and the popularity of products across the U.S. Google recently started the Shopping Insights project to help retailers understand how consumers shop for products using Google. In the initial beta version, direct response advertisers can use the tool to explore which products are popular on Google.com, how they trend over time, compare regional preference, and see how people are using mobile and desktop devices to shop.
In a world where 87% of consumers conduct research online before entering a store, more than 90% of goods are still sold in stores, according to Forrester. So, this tool can help direct response advertisers understand consumer awareness and mindshare for a product, down to city-level insights. And then this segment of video marketers could intercept these consumers before they even walk into a store.
Behavior: Finally, there another bucket of online video metrics that will matter even to direct response marketers who only focus on behavior. They come from TrueView for shopping, which was introduced in May 2015, and shopping ads for YouTube, which were previewed in September 2015. TrueView for shopping makes it easy for viewers to get more information about products and click to buy them. And TrueView for shopping allows direct response advertisers to showcase product details and images – along with the ability to click to purchase from either a brand or retail site – all within a video ad. It’s available for TrueView in-stream video ads on YouTube. And it works across all the devices people use — phones, tablets, laptops and everything in between.
Built on the cards platform that YouTube announced in April 2015, TrueView for shopping enables direct response advertisers to scale the manual process of connecting individual products with individual videos. Thanks to the integration of the Google Merchant Center into video ads, direct response advertisers need only connect their campaign with a Merchant Center feed to dynamically add products to their in-stream videos, based on the products that are most likely to lead to a conversion. Shopping ads for YouTube help direct response advertisers reach all the other product-focused content on YouTube – from unboxings, hauls, product reviews, and how-to videos. These will let direct response advertisers to show a click-to-buy ad within partner videos on YouTube, going beyond their own videos to transform any relevant video into their digital storefront.
Similar to shopping ads on Google, direct response advertisers only pay when a user clicks on their ad. YouTube has kept the format similar to Cards and TrueView for shopping, so users can easily recognize and click on the “i” icon at the top right of a video to view the Shopping ads. Shopping ads on YouTube are built off of your existing product feed in Merchant Center. They will enter an auction similar to Shopping ads on Google search and are selected based on a variety of contextual signals.
These recent offerings from YouTube create a whole new basket of online video metrics that will really matter to direct response advertisers.
Lui qui n’hésite pas à lancer des insultes à tout-va s’est dit « stupéfait » cette fois. L’objet de l’admiration de Rodrigo Duterte : un nouveau « méga-centre » de traitement pour toxicomanes qui doit ouvrir dès novembre sur le camp militaire de Magsaysay, à 120 km au nord de Manille. Il accueillera jusqu’à 1 400 drogués, avec la particularité d’avoir été bâti en moins de quatre mois depuis l’annonce du projet en juillet. Cela grâce aux 75 conteneurs de matériel qu’a fait envoyer en un temps record et sans se faire payer un milliardaire chinois de l’immobilier, Huang Rulun.
Le président philippin a fustigé « l’hypocrisie » des Etats-Unis et de l’Union européenne lorsqu’ils ont osé s’interroger sur sa meurtrière campagne antidrogue qui a fait plus de 3 700 victimes. Mais la Chine est bien moins regardante. Par le biais du porte-parole de son ministère des affaires étrangères, Geng Shuang, elle a dit « comprendre et soutenir » le combat des Philippines contre la drogue.
Pour la première visite d’Etat d’un président philippin en Chine depuis cinq ans, du mardi 18 au vendredi 21 octobre, M. Duterte se rendra bien naturellement dans un centre de traitement de la toxicomanie. Il sera reçu jeudi par Xi Jinping, à ses yeux un « grand président », tandis qu’il a lancé à destination de Barack Obama : « Allez en enfer ! »
Arrivé au pouvoir le 30 juin, le nouveau président philippin a entamé depuis un revirement diplomatique majeur. Il dit vouloirbâtir des « alliances » avec les Russes mais surtout avec les Chinois, prévenant qu’il « pourrait casser » ses relations avec les Etats-Unis.
Après s’en être saisis en 2012, les Chinois n’ont pas lâché l’atoll de Scarborough, situé à seulement 170 km de la principale île des Philippines, Luçon. Et, depuis 2013, des travaux de poldérisation express ont permis à la Chine de faire émerger des îlots dotés de pistes d’atterrissage dans l’archipel des Spratleys. Ces nouvelles prétentions territoriales chinoises avaient convaincu le prédécesseur de M. Duterte, Benigno Aquino, de s’abriter derrière la puissance américaine. Il avait également saisi un tribunal d’arbitrage international, qui en juillet a donné raison aux Philippines et tort à la Chine sur l’essentiel des points.
Inquiétude
Rodrigo Duterte ne cherche pas pour l’instant à faire valoir ce jugement. S’il a assuré qu’il évoquerait bien la mer de Chine méridionale lors de son séjour à Pékin, il a d’ores et déjà fait savoir qu’il emploierait le ton le plus accommodant. « Nous parlerons doucement mais nous ne négocierons pas », a annoncé le président dimanche. Malgré les positions de principe en apparence irréconciliables des deux pays – la Chine exige des Philippines qu’elles oublient le résultat de l’arbitrage rendu en juillet alors qu’il leur est largement favorable –, il pourrait y avoir des déclarations de bonne volonté des deux parties.
Cette posture inquiète une partie de la classe politique des Philippines. Certes, reprendre le dialogue avec un partenaire économique majeur est logique. Tout comme l’initiative en faveur d’une politique étrangère « indépendante », comme le clame M. Duterte, Pékin s’inquiétant de voir un de ses voisins se rapprocher trop de Washington. Mais, à Manille, certains craignent que le président, impulsif et au ton extrême, ne cède trop face à la Chine et ne s’aliène la défense qu’offrent les Etats-Unis. « Le fait que Duterte et son administration ont refusé de capitaliser sur l’arbitrage n’incite franchement pas la Chine à faire des concessions sur ce différend », constate par exemple le député d’opposition Ashley Acedillo.
Le président préfère songer aux réalisations concrètes que pourrait apporter la Chine et que les Philippins associeraient ainsi à son mandat. Le géant ferroviaire étatique chinois CRRC a fait part début octobre de sa « solide intention » de participer à la modernisation du rail philippin. Au même moment, les autorités sanitaires chinoises ont opportunément levé une interdiction d’importation de bananes et d’ananas des Philippines imposée en mars dernier.
Caractère « volatil »
M. Duterte assume franchement sa relation avec la deuxième puissance mondiale. Tout en niant toute influence étrangère sur ses choix politiques, il a reconnu que la campagne d’affichage qu’il avait lancée avant l’annonce formelle de sa candidature à la présidentielle avait été financée par un « homme d’affaires chinois anonyme ».
L’antiaméricanisme et la sympathie pour la Chine de M. Duterte sont anciens. En recevant en 2015 un titre honorifique de l’université Lyceum de Manille, il expliqua y avoir fait une licence en science politique à la fin des années 1960 essentiellement pour suivre les cours de personnalités d’extrême gauche. En particulier ceux de José Maria Sison, qui fonda en 1968 le Parti communiste des Philippines, d’inspiration maoïste et qui allait par la suite se transformer en une insurrection armée.
M. Duterte a expliqué n’avoir jamais adhéré au parti, mais a confié qu’il avait été membre d’une association, Jeunesse patriote, fondée par M. Sison en 1964. Son mentor d’alors vit aujourd’hui en exil à Utrecht, aux Pays-Bas, et, si M. Duterte a dit son « amitié » pour lui, M. Sison a de son côté souligné le caractère « volatile » de son ex-élève.
Les dirigeants chinois voient en la présidence de M. Duterte une aubaine, même s’ils n’aiment pas l’improvisation et savent qu’il y a un risque dans ses déclarations incontrôlables. « Ils apprécient ses sorties antiaméricaines, mais ils se méfient de son imprévisibilité », constate Aileen Baviera, professeure à l’université des Philippines qui étudie les relations avec la Chine.
Les Chinois ne boudent pas leur plaisir de voir à la toute fin du mandat de Barack Obama l’une des pièces majeures de son « pivot vers l’Asie » se tourner subitement vers eux et insulter le président américain. « Les nuages se dissipent », a célébré Zhao Jianhua, l’ambassadeur de la République populaire à Manille, le 1er octobre, jour de la fête nationale chinoise. « Le soleil se lève à l’horizon et brillera merveilleusement sur le nouveau chapitre des relations bilatérales. »