SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES – Un violent incendie a complètement ravagé une ferme laitière, dimanche, à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec.
En plus du bâtiment qui est une perte totale, environ 80 vaches ont péri dans le brasier.
C’est un employé de la ferme, située sur la route 138, qui a sonné l’alarme vers 12 h 40.
L’homme a immédiatement alerté les pompiers alors qu’il voyait des flammes au deuxième étage. «Des efforts ont été faits pour extirper les 80 bêtes, mais rien n’a malheureusement pu être fait pour les sauver», a raconté la porte-parole du Service de protection contre l’incendie de Québec (SPIQ), France Voiselle.
Une soixantaine de pompiers ont été appelés à combattre l’incendie qui a complètement ravagé le bâtiment de ferme d’environ 10 000 pieds carrés. Trois silos qui se trouvaient à proximité ont également été gravement endommagés. Toute la machinerie agricole, qui se trouvait dans un autre édifice a cependant été épargnée. Les tracteurs ont rapidement été déplacés dans les champs derrière la ferme laitière.
Enquêteurs sur place
Les enquêteurs du SPIQ étaient sur place en fin d’après-midi dimanche, mais la cause du sinistre n’avait toujours pas été identifiée. «Ça peut être un paquet d’affaires, fait remarquer le propriétaire de la ferme, Martin Bard. Il y a tellement de machines et de moteurs en haut. Ça peut être mécanique, électrique, on n’en a aucune idée», a raconté l’agriculteur qui possède la ferme depuis trois ans seulement.
Durs moments
L’ancien propriétaire s’affairait d’ailleurs à donner un coup de main aux pompiers en remuant les cendres avec une pelle mécanique. D’après Martin Bard et son employé, l’homme a dû vivre de durs moments en voyant l’ancienne ferme familiale s’envoler en fumée. «Ça a été dans sa famille pendant des générations. C’était à peu près 40 ans de sa vie cette ferme-là», confie Jérôme Couture, qui était sur la ferme quand l’incendie s’est déclaré.
Le propriétaire a confirmé au «Journal de Québec» que sa ferme laitière était bel et bien assurée, mais il n’en reste pas moins que le choc est difficile à encaisser. «Tu as beau être assuré, tu finis toujours par en payer un peu de ta poche. Et on avait des récoltes déjà faites pour cette année. C’est perdu et on n’aura rien. Ça, c’est un peu plus dur», a mentionné Martin Bard.