Entre 2015 et 2016, la proportion des Lévisiens qui qualifient le niveau de congestion routière « peu acceptable » ou « pas du tout acceptable » est passée de 49 % à 70 %.
Des données qui poussent le maire à demander aux gouvernements d’investir dans les infrastructures pour favoriser les déplacements dans la région de Québec.
Si le gouvernement s’est occupé de la région de Montréal, il est peut-être temps qu’il s’occupe maintenant de Québec, du lieu au Québec où la croissance économique est la plus forte.
Le sondage révèle par ailleurs une baisse marquée de l’appui au projet de SRB. L’an dernier, 68 % des citoyens se disaient en accord avec le projet alors que cet appui a reculé à 54 % en 2016. Le maire attribue cette baisse au fait que la population n’est pas suffisamment informée sur le projet.
« Quand je questionne les gens sur le SRB, ils ont l’impression que ce n’est rien d’autre qu’un service d’autobus, dit Gilles Lehouillier. Il va falloir commencer à expliquer aux gens que le SRB c’est un tramway, mais sur roues. »
Sans surprise, une forte majorité des répondants (87 %) appuie la construction d’un troisième lien entre les deux rives. Un résultat semblable à celui observé dans un autre coup de sonde réalisé plus tôt cet automne.
La majorité des personnes sondées (59 %) préconise un troisième lien dans l’est de la ville, alors que 21 % des répondants favorisent un emplacement près des ponts. Les autres (20 %) ne se sont pas prononcés.
Les autres données
Les autres données du sondage démontrent que les citoyens de Lévis voient d’un oeil favorable plusieurs des plus récents projets menés par l’administration municipale.
Le réaménagement du quai Paquet recueille 98 % d’appui. L’aménagement de dix grands parcs urbains le long du fleuve et de ses affluents obtient la faveur de 96 % des sondés. 95 % des Lévisiens appuient également la remise à niveau des infrastructures sportives.
La même proportion se dit aussi favorable à la revitalisation du secteur de la Traverse.
Les citoyens de Lévis se sentent par ailleurs en sécurité à 97 % dans leur ville. Ils font confiance à leur service de police (92 %) et aux pompiers (98 %).
Le sondage a été mené du 18 au 22 novembre auprès de 503 répondants par Internet et au téléphone. La marge d’erreur est de plus ou moins 4,4 %, 19 fois sur 20.
Une consultation citoyenne menée par l’administration Labeaume indique que le 3e lien est également en tête des préoccupations à Québec.