(98,5 FM) – Il n’y a pas que le Service de police de la Ville de Montréal qui a épié des journalistes. La Sûreté du Québec a utilisé le même stratagème par le passé.
On en parle en ondes :
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Journalistes épiés par la SQ: la réaction de Patrick Lagacé et Marie-Maude Denis de Radio-Canada. (14:30)
Publié le mercredi 02 novembre 2016 dans Le Québec maintenant
Avec Patrick Lagacé -

Journalistes épiés par la SQ: les détails avec Philippe Bonneville, journaliste Cogeco nouvelles, Montréal. Et, La Presse fait parvenir une mise en demeure au SPVM dans l’affaire Patrick Lagacé. Les détails avec Me Sébastien Pierre-Roy, avocat de La Press (14:10)
Publié le mercredi 02 novembre 2016 dans Le Québec maintenant
Avec Philippe Bonneville
Dans le cadre d’une enquête criminelle ordonnée par l’ancien directeur général de la SQ, Mario Laprise, les communications téléphoniques de six journalistes ont été surveillées par la police provinciale.
Selon le journaliste du 98,5 FM, Philippe Bonneville, il s’agit d’Isabelle Richer, de Marie-Maude Denis et Alain Gravel de Radio-Canada, de Denis Lessard et d’André Cédilot du quotidien La Presse et d’Éric Thibault du Journal de Montréal.
«C’est différent de ce qui s’est passé du côté de la police de Montréal. Du côté de la Sûreté du Québec, on ne cherchait pas à savoir si des policiers parlaient avec des journalistes, on visait les journalistes dans le cadre d’une enquête criminelle parce qu’on soupçonnait ses six journalistes d’avoir obtenu illégalement des bandes audio d’écoute électronique. Et tout ça, c’est en lien avec l’enquête Diligence», d’expliquer Philippe Bonneville.
La SQ tentait d’obtenir la provenance d’informations concernant l’ex-président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault.
«En 2013, Michel Arsenault a vu ses conversations être interceptées par la Sûreté du Québec et des extraits de cette écoute électronique ont été obtenus par des journalistes. Et c’est à ce moment que la SQ a ouvert une enquête criminelle», a ajouté le journaliste Bonneville.
Comme pour le SPVM, la SQ avait préalablement obtenu des autorisations judiciaires auprès d’un juge.
Au final, on sait maintenant que l’enquête n’a pas abouti.
«L’enquête est d’ailleurs terminée depuis l’été 2014. Et c’est ce qui fait dire aux gens de la SQ que l’actuel grand patron de la Sûreté du Québec, Monsieur Martin Prud’Homme n’est aucunement lié avec ce qui s’est passé. Il a seulement appris en début de semaine et il était très irrité d’apprendre que de l’espionnage avait eu lieu», a affirmé le reporter du 98,5 FM.