Le député de Lac-Saint-Jean confirme qu’il reste en selle et qu’il sera même candidat à la prochaine élection, même s’il a échoué dans sa tentative de remporter la chefferie du Parti Québécois.
«Je suis animé par cette volonté de représenter les gens de Lac-Saint-Jean», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il veut défendre ses électeurs face à une autre crise du bois d’oeuvre.
Après sa défaite dans la course à la direction du PQ, Alexandre Cloutier a pris du temps pour lui et sa famille. Il n’était d’ailleurs pas présent au caucus du parti ce dimanche à Victoriaville, contrairement à Martine Ouellet, défaite elle aussi, et de Véronique Hivon qui effectuait son retour après un épisode de maladie.
Il ne cache pas que la déception de ce deuxième échec en deux ans a été ressentie.
«C’est très bon pour l’humilité. Il faut apprendre à vivre ces moments-là avec sérénité. Mais en même temps, je le répète, je n’ai jamais dit un mot de trop. Je ne me suis jamais excusé.»
Le péquiste avait préparé ses proches, dont ses jeunes enfants, aux deux éventualités de résultat.
«Ce que je leur avais dit, c’est que papa allait gagner. Soit qu’on aurait une voiture neuve ou que papa serait plus à la maison. Ils étaient très contents que papa soit plus à la maison.»
Alexandre Cloutier croit que son rôle de meneur dans les sondages l’a mis constamment sous les projecteurs.
«S’il y a quelque chose que j’ai trouvé particulier durant cette course, c’est d’avoir, parfois, lu des choses ou entendu des choses. Même quand tu nies l’information, on continue à dire que c’est vrai.»
Depuis 10 jours, Alexandre Cloutier a eu le temps de discuter avec son nouveau chef.
«La tendance est bonne. C’est une première discussion. Évidemment, il y a des enjeux encore. On a dit des choses inverses pendant 6 mois. Donc, par définition, on ne peut pas dire autre chose parce que tout ça est terminé. Moi aussi, je devrai faire preuve de compromis et accepter les résultats. On fait partie d’une équipe. Donc, il faut accepter qu’il ait gagné et qu’il ait droit aussi de donner des orientations au parti.»
Il apprécie ce que Jean-François Lisée a fait depuis son élection. «Le grand livre est appliqué c’est-à-dire, la grande réconciliation. Des postes importants pour ceux et celles qui ont mené des combats importants dans les derniers mois.»
Alexandre Cloutier se réjouit du concept de candidat convergent PQ-Québec solidaire dans Verdun pour regrouper les forces souverainistes. Il aurait fait la même chose s’il avait été élu.