Un sympathisant de l’EI qui planifiait un attentat à Toronto tué

Aaron Daniel Driver n’avait finalement fait face à aucune accusation, mais avait accepté de se soumettre à plusieurs conditions de remise en liberté. En acceptant cela, il reconnaissait « qu’il existait un risque raisonnable de craindre qu'[il] commette un acte terroriste ». Driver n’avait pas le droit d’utiliser un ordinateur ou un téléphone cellulaire. Toutefois, il n’avait pas à porter un bracelet GPS, comme ses conditions initiales l’imposaient, puisqu’il avait contesté cette décision.

TRUDEAU INFORMÉ

Le ministre Ralph Goodale a affirmé hier soir par communiqué avoir discuté de la situation avec le premier ministre Justin Trudeau « afin de confirmer que la sécurité publique a été protégée adéquatement et qu’elle le demeure ». Le ministre a assuré que les services policiers ont pris les « mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de notre pays et de ses citoyens ». Le niveau national de menace terroriste pour le Canada était toujours au niveau « moyen », a-t-il ajouté.

L’État islamique utilise les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter pour inciter ses sympathisants à commettre des attentats, a expliqué à La Presse hier soir Kyle Matthews, un chercheur de l’Université Concordia. « L’EI a diffusé ce message dans son magazine et sur sa chaîne : vous devez faire des attaques en Occident pour tuer des gens. On ne sait pas s’il était en contact direct [avec l’organisation] ou s’il a été inspiré par cette idéologie. Mais de plus en plus, des gens décident de faire le djihad seuls. Il y a plusieurs groupes qui donnent de l’information sur la manière de concevoir des vestes de kamikaze ou d’utiliser une voiture pour attaquer les gens », a affirmé l’expert avant de connaître l’identité du suspect.

Kyle Matthews, directeur adjoint de l’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits humains de l’Université Concordia, étudie l’utilisation des réseaux sociaux comme outil de guerre par les groupes non étatiques, comme l’EI. Il soutient que les Canadiens qui adhèrent à l’idéologie de l’EI sont notamment convertis par l’« empire médiatique » du groupe djihadiste. « Ce ne sont pas des individus qui ont des problèmes mentaux. Ce sont des gens dévoués à cette idéologie, notamment parce que le Canada fait encore partie de la coalition contre [l’État islamique] », analyse-t-il.

– Avec le Toronto Star

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