
La Corée du Sud a demandé mercredi à son voisin du Nord d’abandonner son projet de lancement de fusée transportant un satellite en février, prévenant Pyongyang qu’il paierait cher une telle initiative.
« La Corée du Nord doit immédiatement abandonner son projet de lancement, en tenant compte du fait que tout lancement utilisant la technologie balistique est une violation des résolutions de l’ONU » contre le pays, selon une déclaration du gouvernement.
« Si le Nord poursuivait son projet de lancement de missile à longue portée, ce qui poserait une menace grave pour la paix et la sécurité dans la région et dans le monde, il en paierait le prix fort », prévient le gouvernement dans un texte lu par un haut responsable sud-coréen de la sécurité nationale, Cho Tae-Yong.
La Corée du Nord a annoncé mardi vouloir lancer un satellite en février. Cette annonce fait suite à des rumeurs ces derniers jours sur la préparation par Pyongyang d’un test de missile balistique, nouveau pas vers son objectif de se doter de missiles nucléaires, en violation des résolutions de l’ONU.
Washington a immédiatement menacé Pyongyang de nouvelles sanctions à l’ONU.
Un tel essai isolerait encore plus le pouvoir nord-coréen, alors qu’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU est en discussion pour alourdir les sanctions après son quatrième test de bombe nucléaire le 6 janvier.
Une « provocation sérieuse », réagit le premier ministre japonais
Le projet de la Corée du Nord de lancement de fusée transportant un satellite constitue « une provocation sérieuse », a réagi pour sa part mercredi matin le Premier ministre japonais Shinzo Abe.
« Si la Corée du Nord s’obstinait à effectuer ce tir, ce serait une claire violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et une sérieuse provocation », a-t-il dit au Parlement.