La lutte antigang s’intensifie dans la capitale

Quelques heures plus tôt, le numéro un de la police municipale a confirmé au Droit que son unité des gangs de rue et des armes à feu était débordée. C’est pourquoi 12 agents viendront en aide – temporaire – à la dizaine déjà en place dans cette escouade.

«Le travail des permanents est excellent, dit le chef Bordeleau. Il faut comprendre qu’ils ont besoin d’aide pour traiter tout ce volume de dossiers.»

L’an dernier, le chef Bordeleau a pris le même genre de décision, se trouvant dans une situation similaire à cette année. La mesure avait porté ses fruits, selon lui.

Le chef voudrait engager 25 nouveaux agents en 2016. Ces nouveaux effectifs devraient permettre l’ajout de ressources permanentes au sein de l’escouade antigang. «Combien de ressources permanentes supplémentaires? On doit étudier la question dans les prochains mois.»

Les 25 nouveaux agents s’ajouteront aux 1356 policiers déjà en service à la Ville d’Ottawa.

Des armes américaines

Du même souffle, le chef de police a mis en relief une surabondance des armes à feu provenant des États-Unis qui débordent à Ottawa. De plus en plus d’armes de poing achetées au pays de l’Oncle Sam traversent la frontière canadienne et servent à des criminels plus ou moins avertis dans la capitale fédérale.

La police d’Ottawa a ouvert 42 enquêtes criminelles pour des incidents impliquant des coups de feu, en 2015. Des balles ont atteint des maisons, des voitures, et évidemment des gens.

En 2013, la police d’Ottawa a saisi 36 armes. Les autorités en ont saisi 63 en 2015; et l’année n’est pas terminée.

La hausse du trafic des armes des États-Unis vers le Canada semble être une tendance tenace, concède M. Bordeleau. «Le trafic est plus facile aujourd’hui», dit-il. Ce qui est acheté facilement et légalement au sud de la frontière est vendu à fort prix, ici à Ottawa, mais aussi à Toronto et à Vancouver.

«Ça se voit de plus en plus», dit le chef, à propos de cette nouvelle «abondance».

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